Ça y est, je suis passée !
Youpi !!
J’ai bien cru que je n’y arriverai jamais.
Y’a bien quelques lambeaux,
Accrochés aux talons de mes bottes
Mais le principal est terminé.
Je la range avec le reste de mes souvenirs !

Le pire fut les dernières semaines :
Alors que j’étais certaine d’avoir tout bouclé,
Au moment où j’allais me détendre,
Enfin me reposer …
Une dernière vague de courrier est arrivée.

- LA déferlante !
Comme seule l’administration et ses clones en sont capables.
Vous connaissez le style :
“Nous avons bien reçu …. mais etc …”
Ou bien :
“Afin de mettre à jour … veuillez fournir etc …”
Ou encore :
“En complément de … le formulaire x.. nous est indispensable.”
Sans oublier le :
“Afin d’améliorer …”
Et la p’tite dernière :
“En raison d’un dysfonctionnement informatique …”
Etc, etc …
Vous connaissez ça l’genre Astérix ou Brazil.
Un vrai feu d’artifice :
Feuille bleue, feuille jaune, feuille verte …
Oh, la belle blanche !!
- Hé ! Faut le papier qui confirme le Net !

Bref tout pour me mettre en joie et que j’explose !

Rajoutez à c’la un léger mal de gorge, le nez qui coule …
Les tympans qui … aie-aie-aie-chic-chic …
Fièvre et fatigue qui en deux jours se transforment en
- Non ! Pas de grippe « machin ».
Juste une archaïque angine pas du tout virale.
- Et hop, par ici les antibiotiques :
Le cerveau dans le brouillard,
Le corps passé au rouleau compresseur,
La totale quoi !!!!!

Tout pour que je me souvienne d’elle comme si c’était la pire !
- Si elle avait été bonne pendant onze mois
… ce serait passable.
Mais là, elle aurait pu éviter d’en rajouter.

Quoique j’n'ai pas à m’plaindre,
Comme je suis restée au lit …
Je n’ai pas glissé sur le verglas.
Et si mon petit orteil est fracturé c’est de sa faute à lui :
- Il n’a pas évité la chute d’une boite de conserve.
Bon oui … je l’avais lâchée, mais involontairement et pas de très haut,
Il aurait dû se pousser..
Et mon P’tit Monde à moi ne s’est pas effondré,
Alors que si je fais le tour de la Planète.
Ce n’est pas la meilleure année qu’il fut.

Mais cette fois c’est fini !
J’ai émergé !
Au revoir 2009 !
Je vais enfin entamer la dernière année de la première décennie du siècle.
À moi 2010 !
J’arriiiiiive !!!!!!
Je suis pile à l’heure pour vous souhaiter une bonne et heureuse année !
… ?!? …
Comment ça on est le 1er février ?!
Justement … c’est mieux que le 14 … Non ?

Donc :
À vous qui passez me voir …
Que 2010 vous soit douce !

Maintenant, je vous laisse.
- Pas le temps de prendre mon temps,
J’ai un mois de retard sur mon programme.
I’ll be back … soon !

Sens dessus-dessous virtuel

Sens dessus-dessous virtuel !

Oui, si je n’ai pas donné de nouvelles depuis notre retour de croisière c’est parce que j’ai été démagnétisée !!
Voilà Réna, je te raconte,
Assieds-toi (ça va être un peu long) et imagine :

Comme de coutume à la fin de la croisière on fait escale sur la Lune pour prendre la navette Terra-Luna.
(Tu sais que les vaisseaux sont trop lourds pour se poser sur l’eau de la Terre et puis ça dépenserait trop d’énergie.).

Comme nous étions peu nombreux
- enfin moins nombreux qu’au départ puisque certains d’entre nous ont pris leur poste sur Mars à l’escale de retour.
Le commandant de la navette a accepté un chargement de piles d’énergie en provenance de Vénus.
Puisqu’on essaye au maximum de réduire les voyages de transports, c’était normal.

Par prudence on nous demande de bien rester dans nos quartiers - restreints pour la circonstance.
Pas de problème Lune à Terre c’est jamais que 32 heures de voyage.

Donc après deux jours sur la Lune,
- charmante l’escale je t’en parlerai plus tard -
Donc nous voilà de retour.
On débarque tranquilles, joyeux, des images plein la tête et les caméras.
Pressés de raconter notre voyage.
En même temps heureux de rentrer chez nous
- dix huit mois autour des planètes c’est quand même long -

Et là le cauchemar commence !

À peine les pieds sur le tarmac :
Une sonnerie stridente retentit,
Des flashs de lumière blanche (insupportables !) nous aveuglent,
Tous les employés humains prennent la fuite.
Nous sommes paralysés.

Les clones et les robots de sécurités convergent vers nous d’un seul mouvement et nous mettent en joue.
Jets de douches glacés à l’odeur de désinfectant !
Puis seuls les robots s’approchent de nous munis de rayons X !
Tout ça sans un mot !
- On se serait crus dans un film de science fiction !

Enfin sirènes et lumières s’arrêtent.
Un des clones s’approche et nous demande qui nous sommes et pourquoi nous venons sur Terre.
Le commandant se présente, nous présente.
Mais le clone nous annonce que nous sommes démagnétisés et qu’il va falloir vérifier.
Il nous dit de le suivre. Inutile de résister !
- Vu leur nombre (dix contre un), leur taille (pas moins de deux mètres) et leur visage sur mode agressif.
Comme en plus les robots armés les accompagnent -
Nul d’entre nous ne bronche, on les suit.

Le cauchemar devient film d’horreur !

On entre dans un tunnel peu éclairé et on nous fait entrer dans un sous-marin.
Toujours aucun humain.
Après deux ou trois heures de voyage on débarque dans un espace totalement clos.
Là on nous sépare.
Chacun dans une cabine vitrée intégralement mais je ne vois plus les autres.

Au bout de quelques heures un clone vert ,
(j’apprendrai plus tard que la couleur correspond à une fonction, ceux qui nous ont « arrêtés » étaient gris métal. Ils ont tous le même visage seule la couleur change)
Un clone vert donc vient me demander de me déshabiller,
Me tend juste une combinaison intégrale sèche ,
(après la douche désinfectante nous n’avons pu nous sécher).
Me dit de me laver et de bien me rincer (car ce dont ils se servent pour désinfecter donne des allergies aux humains !?!).
Il ne répond à mes questions que par : « Plus tard » et « Obéissez ».
Comme je lui demande où je puis m’isoler, il me montre que de l’autre côté de la cloison il y a un bloc sanitaire (Bain-douche-séchoir et WC).
Comme je te l’ai dit tout est vitré mais on ne voit pas de l’autre côté.
(J’apprendrai plus tard que les cloisons sont des capteurs de mouvements – en fait nous sommes surveillés en permanence, breee !).
La cabine elle est meublée d’un lit, d’une chaise et d’une table.
Quand je reviens habillée il prend mes vêtements de voyage, on nous a déjà délesté de tous ce que nous portions sur le tarmac (montres, ordis perso, sacs de voyage, etc …)
- Nous avons eu la surprise de les retrouver chez nous avec nos bagages en rentrant hier.

Encore quelques heures et un clone mauve m’apporte de quoi me nourrir.
- Je ne sais pas ce que c’est mais j’ai faim et c’est du solide.
Toujours pas de réponse à mes questions.

Je finis par m’endormir et je suis réveillée sans ménagement par deux clones orange qui me disent de les suivre.
« Silence » est la seule réponse à mes questions.
La communication est réduite au strict minimum.
Dans le couloir deux robots armés nous servent d’escorte.

On rejoint une salle pleine d’instruments médicaux.
Là une équipe de clones blanc en blouse blanche, gantés, masqués (comme si les clones risquaient d’attraper des maladies !) me répète que je suis démagnétisée et qu’il va falloir faire des tests pour vérifier que je suis humaine.
Scanners, fond de l’œil, prise de sang, de moelle, taille, poids, etc … Pas un point du corps qui ne soit oublié.
J’en sors épuisée et sûre d’une chose : si j’ai une maladie je le saurai.
Et toujours pas de réponse à mes questions.

Retour à ma cellule, douche, repas, sommeil.
Je crois que ça fait trois ou quatre jours que je suis là.
Depuis ma visite « médicale » je ne suis pas ressortie, seul le clone mauve m’a apporté des repas.

Cinq ou sixième jour (je perds la notion du temps) les clones orange reviennent me chercher, - un seul robot dans le couloir.
Ils me conduisent dans une salle un peu plus grande que ma cabine. Un fauteuil face à un écran, je dois m’y asseoir et regarder.
On me passe un film qui vantent les installations sur Mars – nous y avons passé un mois par moment je reconnais des images que j’ai prises. Ils ont fait un montage.
Les clones ne répondent toujours pas à mes questions mais maintenant je suis certaine qu’ils les enregistrent.
Au retour le robot est absent mais ils sont deux à nous attendre au détour d’un couloir pour nous accompagner jusqu’à ma cabine.
Pourquoi ai-je l’impression que le chemin du retour n’est pas le même que celui de l’aller ?!

Les trois ou quatre jours suivant pas de sortie.
Puis de nouveau les clones orange viennent me chercher. Les robots font un bout de chemin avec nous puis disparaissent.
Au bout du chemin on arrive dans une grande salle de sport.
Des clones jaunes m’obligent à nager, courir, ramer, etc …

Retour en cabine cette fois c’est sûr les chemins sont différents.

Je suis surprise d’être réveillée deux jours après par un clone vert.
Dépêchez-vous, me dit-il, aujourd’hui on vous interroge.
Ouaouh ! Que de mots pour un seul clone, ça vaut presqu’une explication !

Après un trajet relativement court (accompagnés par un seul robot) j’entre dans une salle presque confortable et accueillante (il y a un petit palmier dans un coin, une fausse fenêtre et sur le bureau une boite à bonbons !).
Deux clones bleu sont installés derrière le bureau.
Ils me font signe de m’asseoir et enfin j’ai le droit à une explication :
Lors de notre voyage de la Lune à la Terre un des containers à piles de Vénus c’est ouvert. Nous avons tous été démagnétisés.
Tu sais ce filament qu’on nous implante à la naissance le long de la colonne vertébrale entre la cinquième et la onzième vertèbre. Ce filament qui enregistre notre ADN, notre santé, nos voyages, nos études, etc … Ben ce filament a sur-énergisé pendant le voyage et à l’arrivée il n’y avait plus aucune donnée.
Bref, les examens ont montré que nous sommes humain, avec l’ADN ils ont pu reconstituer notre lignée mais …
- Il y a toujours un mais avec l’administration -
… Il faut maintenant vérifier avec nos souvenirs si nous sommes en parfait accord avec leurs recherches et vérifications.

Les interrogatoires ont duré cinq jours.
Les clones se succédaient, j’avais le droit à deux repas par jours puis trois, à du café (euh de l’ersatz), à quatre heures de sommeil, j’ai dû raconter ma vie (heureusement que je n’ai que 57 ans imagine ceux qui ont 100 ou 120 ans comme le commandant de la navette !).
Ils ont tout vérifié.

Et puis un beau matin, enfin j’ai su que c’était le matin après notre retour,
- J’ai définitivement perdu la notion du temps pendant ces interrogatoires.
Donc à un moment le clone bleu N°1 m’a dit :
« Bien, c’est fini, vous comprenez on est obligé de tout vérifier des fois que vous soyez des clandestins ! ! »
« Des quoi ? » ai-je demandé.
« Des clandestins ou même des terroristes.
D’ailleurs à ce propos avant de vous libérer nous vous demandons de signer ce formulaire. C’est un formulaire de confidentialité.
Il ne faut pas que les non-terriens puissent connaître cet endroit et nos méthodes.
Si vous en faisiez part à qui que ce soi nous nierions toutes vos assertions.
Pour vos familles, amis et collègues ne vous inquiétez pas, les vérifications ont été faites sous forme d’exercices et de tests de mémoire.
Quant au retard pour votre retour de voyage nous avons fait passer aux JT un flash comme quoi votre voyage était prolongé pour convenance d’exploration.
On va vous donner les images d’une région de Mars que vous êtes sensé avoir exploré le mois dernier.  »
Alors j’ai signé. Trop contente que ce soit terminé et trop fatiguée pour chercher plus loin.

Le lendemain matin, les clones gris métal sont venus me chercher.
Arrivés au bout du couloir les autres sont apparus venant chacun d’un couloir différent.
Les clones nous ont conduits devant une porte ouverte et là, ô surprise !, nous étions sur le tarmac.
Le coup du sous-marin c’est pour casser toute velléité de fuite.

Enfin nous sommes chez nous.
Oh, que c’est doux !

Voilà Réna,
Comme tu t’en doutes tout ça est un conte.
Sincèrement des « Non-terriens » pourquoi pas des extraterrestres ?!
Depuis le temps que notre énergie fonctionne aux piles de Vénus aucun container ne s’est ouvert.
Si notre voyage a été plus long que prévu c’est bien parce que nous avons participé à une mission d’exploration sur Mars non prévue au programme.
Et si tu avais levé le nez de ton clavier et regardé le JT au lieu de t’enfermer pour finir à temps ton nouveau roman, tu ne m’aurais pas laissé tous ces messages inquiets quant aux risques que nous prenons à faire le tour des planètes !
Il faut que tu dé-stresses !

Maintenant je vais me mettre au montage du film de ce voyage.
La première projection a lieu dans un mois, je compte sur ta présence.

Je te frôle la joue.
À très vite.

Post scriptum :
Au fait, quand fais-tu une séance de signatures ?
On pourrait déjeuner avant ou après ou même dîner.
Tiens-moi au courant.

Quand le spectacle est terminé,
Que vous croyez la salle vide,

C’est l’heure des Masques !

Retournez-vous …
Le théâtre est leur royaume,
Notre vie leur comédie.

Sans nous …
La scène s’emplit de rires, larmes, cris et singeries.
La dérision de nos passions nourrit leur vie.
La vie des pauvres humains que nous sommes,
Passée au crible de la poésie,
Donne sa pâture aux masques.

Fantômes de nos histoires,
Essences de nos âmes.
Pas besoin de programme,
Improvisation sans limite !
Nous fournissons le canevas.
Ils le transforment en comédie,
Leurres, fantasmes et railleries.

Sans nous …
La salle revit et applaudit.

Quand vous croyez la salle vide,
Retournez-vous …
C’est l’heure des Masques !

Place aux Masques

“Place aux Masques !”
Huile sur toile L730 X H1000

Ce matin j’ai lu mon horoscope ?!
….
Bon, ben …
Je vais rester chez moi,
Et …
Débrancher le téléphone,
Ḗteindre la radio.
Ne pas allumer la télé,
Ne pas lire les journaux,
Faut pas mettre mon moral en danger !
Me nourrir de fruits et de yaourts.
Cuisiner risque de m’accidenter !

D’ailleurs je retourne me coucher.
Car après tout :
Otium cum dignitate !

Et demain, pour connaître le temps, je consulterai plutôt la météo.

Parce que demain comme disait Horace :
” …
Nunc est bibendum, nunc pede libero
Pulsenda tellus
… ”
!!!

Fabrique d’idées noires pour nuits blanches !!!

Suffit ! Stop ! Fini !
Y’en a marre ! Arrêtez de me prendre la tête !

ys-ma-tete-007a.jpg

!!!!!!!!

Il est temps que nous nous expliquions
- entre quat’syeux - !!!

D’abord,
- Et soyez certain que je ne céderai pas -
Vous ne sortirez pas nu !!!!
Non mais où vous croyez-vous ?
À la plage peut-être ?!
Puis Non !
Je ne marcherai pas sur les mains.
- Faîtes-vous la cuisine ?!? -

Si vous croyez malin
- pour que je pense à vous -
d’enfler au point de faire peur à vos chaussures ?
Si vous croyez sensé
de rougir, de fourmiller, de cramper …
- j’en passe et des plus douloureux ! -
Jusqu’à ce que je n’ai plus qu’envie de vous déshabiller !
Vous délirez !!!

Pour qui vous prenez-vous ?
Que je sache, quand il s’agit de vous chausser je vous consulte.
Convenez-en :
Je ne suis jamais entrée chez un bottier sans que vous soyez du voyage ?!

Souvenez-vous :
Lorsque vient le temps de vous vêtir,
Le rituel est immuable.
Nous faisons ensemble le “lèche vitrine”
Mes yeux disent “Tiens ce modèle nous plaît bien !”
Immédiatement je vous transmets l’information.
Nous entrons ensemble dans la boutique …
Je demande la taille qui vous convient.
- vous admettrez que 35 n’est pas des plus courant.
Je vérifie que c’est tout cuir (dedans, dessus, dessous)
- vous l’exigez et jamais je n’ai négligé votre bien être -
Ensuite vous essayez, vous marchez,
- vous paradez même, fiers que vous êtes de votre petite taille et de votre finesse.
Vous profitez de mes yeux pour vérifier votre allure.
- On vous présente plusieurs modèles !!! -
Vous vous glissez dedans comme mes mains dans leurs gants.
Enfin, avec votre accord, j’achète ce que Vous avez choisi.

Alors que ce passe-t-il ?
Pourquoi cette rébellion ?

Jusqu’à présent entre vous et moi tout allait bien.

Je n’ai nullement changé mes habitudes.
Je vous dorlote,
Vous lisse,
Vous crème,
Vous oins,
Je coupe vos ongles et les lime avec délicatesse.
L’été je vous aère,
Dès qu’il fait froid je vous protège.

Allons, exprimez-vous …
Je marche beaucoup …
Cela vous plaisait hier,
- vous n’allez pas soudain jouer les casaniers ?!?
Pourquoi depuis quelques jours vous me brûlez dès le premier kilomètre ?
Comment ? … Piétiner !!!
Les files d’attente vous insupportent …
J’en suis marrie.

Non, je ne puis promener une chaise !?!
(D’ailleurs mon dos en refuserait la charge).
- N’oubliez pas que si vous êtes deux parts de mon corps
Je dois, moi, tenir compte de toutes ses composantes.
Nous sommes une et indivisible. -

Vous devez me porter ?! …
Quel scoop !!!
Et cela vous fatigue …
Et moi je vous ménage, pas un gramme superflu !
Vous portiez hier tout autant qu’aujourd’hui.
Les surcharges !?!
Il faut bien faire des achats pour nous nourrir.

Convenez-en,
Vous n’avez aucun argument pour justifier votre attitude.
Cessez vos jérémiades.
Je ne peux vous laisser à la maison quand je sors.
Hé hé !!!
Pardonnez-moi de rire mais imaginez la tête des voisins :
“- Qu’avez-vous fait de vos pieds ?
- Heu ! … Nous nous sommes séparés pour incompatibilité !”
Pourquoi ne pas divorcer au point où nous en sommes ?!
Vous êtes ridicules !

Cette querelle douloureuse est épuisante !!

S’il vous plaît mes pieds,
Avec tout mon respect,
Arrêtez de me prendre la tête !!!!

Comment ça vous le savez déjà ?!
Moi aussi je le sais,
Depuis 13 jours en effet.
Et alors, quoi !!!
J’ai quand même le droit de me réjouir d’avoir enfin, au sens pratique, terminé 2008.

Parce que si pour vous l’année
- qui compta 24 heures et une seconde de plus que la moyenne -
fut suffisante en temps pour venir à bout de tout.
Pour moi elle fut trop courte.
- Si seulement ça avait été son seul défaut !!!

En vrai, il ne m’a fallu que neuf jours pour en venir à bout …
Ensuite j’ai pris du temps pour souffler, me reposer,
Prendre mon élan pour entrer en 2009.

Digérer 2008 quoi !
Me dire avec le sourire :
“Enfin, elle est finie.
2008 appartient à l’Histoire.”

Parce que malgré tous ses défauts,
2008 a sa page d’Histoire :
Le 4 novembre !!!
Ce ne fut pas de la fiction,
Monsieur Barack Obama élu président des États Unis !!!

Ouaou !!!
Sur le coup j’ai voulu partager ma joie.
J’ai appelé mes proches, on était heureux.
Mes pensées vont à Rosa Parks, Martin Luther King, …
À tous ceux qui luttèrent et luttent pour l’égalité.
En cette année plus encline aux mauvaises nouvelles qu’aux moments de joie,
Cette élection fait l’effet d’un bol d’air frais.
Enfin la Pensée à l’unisson de la technologie passe au XXIᵉᵐᵉ siècle !
Le plus peuplé des états occidentaux (302 millions d’habitants !)
choisi comme représentant un homme pour ses qualités,
- son programme, ses objectifs - sans tenir compte de la couleur de sa peau.
Géant !!!

Hélas le lendemain matin,
- Je suis pas états-unienne …
Dans mon petit pays occidental (64,3 millions d’habitants),
La lecture des journaux m’a plombé le moral.
- Les réactions des gouvernants …
Breeee !!
J’en ai encore froid dans le dos.

Mais bon, je ne me laisserai pas aller.
C’est l’an neuf,
L’heure des vœux.
Alors pour faire simple :
Que tout ce que vous vous souhaitez arrive.

Quant à moi,
Je vais fermer la fenêtre et me mettre au boulot.
Ou bien sortir et apprendre à patiner …
Qui sait ce sur quoi je glisserai cette année ?
J’veux garder l’équilibre.

Patiner

“Juste patiner”
Craie et crayons
Format A4

Moi j’aime les fleurs.
Ah ! Un jardin multicolore !
En plus, les fleurs il y en a pour tous les goûts.
Alors chaque jardin est unique,
C’est magnifique !

Avec un bon terrain, l’exposition au Soleil, l’arrosage …
- et surtout l’engrais.
Vous avez vite un très beau jardin.
Et si vous plantez des roses le jardin sera protégé.
C’est beau les roses ?!
Et ça sent très bon.
Si elles ont des épines c’est pour se protéger !
Ainsi nul ne fera de bouquet
Sans y être autorisé !

Heureux jardinier !
Aller, dormez tranquille !
Avec leurs grosses épines bien piquantes …
Les roses protègent le jardin.

Juste un conseil pour les roses le meilleur engrais c’est le fumier.
Même si le fumier n’est pas agréable à remuer.
Le résultat est garanti !

L’autre jour je me relisais …

Oui, je ne sais pas comment vous faites,
Mais moi, avant de me laisser lire je vérifie mes écrits.
J’adore jouer avec les mots allant même jusqu’à en construire de nouveaux.
Mais je n’aime ni les fautes d’orthographe ni les erreurs de sémantique.

Il me faut arriver sur la même planète que mes lecteurs potentiels.
Sinon à quoi bon penser à l’encre ?
Donc il m’est nécessaire d’être claire.
Il faut que mes mots ne puissent être remplacés par nul autre.
- Et l’on sait que le langage français est riche en synonymes.
Si vous préférez quand j’utilise du “coquille d’œuf” ce n’est pas du “jaune de Naples”.
Ma grammaire à l’unisson doit refléter ma pensée.

Enfin, assez de digressions.

L’autre jour donc, relisant mes écrits, je m’aperçus que parfois …
- Même plutôt souvent -
D’un premier jet,
Je conjugue le futur au conditionnel ?!?!?

Ce me fit réfléchir un instant et j’en arrivais à cette unique conclusion :

Le futur est tellement aléatoire que je le conjugue au conditionnel !!

Bouh ! Horribles insectes suceurs de sang chaud.

C’est simple regardez-nous :

Lalala, il fait beau !
Promenons-nous avec Toutou !
Ah ! Les herbes grasses, hautes et touffues !
- celles où c’est permis évidemment.
Belle et joyeuse journée..

Le soir de retour chez nous,
l’Horreur commence :

Les tiques sont installés dans les poils de Toutou.
- heureux pour nous s’ils n’ont pas profité du pique-nique …
… pour en prime visiter nos jambes de pantalon !
Qui leur a permis cette intrusion ?
Pas moi en tout cas !!

Enfin, un peu d’éther
- vendu sur ordonnance -
Un tampon d’ouate et on s’en débarrasse.
Attention à la tête parce que si on attrape pas la tête …
Sale bêtes les tiques même pas polis.

Parce qu’il y a aussi les tiques polis.
Eux …
Ils nous demandent la permission d’entrer dans nos vies.
Avec le sourire magnétique.
Pleins de jolies promesses, bien mielleux,
Tiques sympathiques ou antipathiques …
Si la majorité - qui n’a pas toujours raison - ouvre la porte
Les plus polis l’emportent.

Ah ! La raison du plus fort !$!
… Tant pis pour les sceptiques
- qui ne sont pas obligatoirement antiques.

Après … Ben après
Ils sont officiellement Politiques.
Et là c’est pathétique :
Ils s’accrochent,
Ils sucent tout ce qu’ils peuvent,
S’opposent à toutes propositions antithétiques …
N’admettent aucune critique …
Jouent avec les statistiques …
Bref ils nous bouffent !
C’est le “système à tiques”.

Et là pas assez d’éther …
Ils ont leur clan qu’ils appellent “parti”.
Horreur ! Des tiques à plusieurs têtes !
Leur sous-clan les “militants” !
Et ce sont Eux qui font les ordonnances.

Et une fois dans la place,
Les politiques c’est comme la Vérité
- en plus rapide, ils ont vite de la pratique -
Fermez leur la porte …

Alors moi j’ai un tic, je n’aime pas les tiques.
Même polis.
Avec eux c’est dramatique …
Ça finit toujours dans un bain de sang !

Bref par à priori systématique,
Je suis sceptique !
J’en fais mon éthique,
Je suis une anti polis tiques !

Heu … Sauf s’ils sont d’mon clan évidemment !

Post scriptum :
Afin de rester “politiquement” corrects.
Évitez de penser que je suis une …
… fausse sceptique !
Merci à vous.