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Des fois j’ai des idées saugrenues.
Pas vous ?

Des idées … Pas comme peigner la girafe ou marcher sur la Lune.

Non ! Plutôt rire en plein milieu d’une tragédie de Shakespeare …

Ou genre terre à terre : marcher pieds nus Place de la Concorde.
Me poser en montgolfière sur le toit de la Tour Montparnasse..

Ou carrément bizarres :
Un carnaval gigantesque avec des hautes personnalités déguisées.
Des « premier ministre » en bouffon du roi …
Un président de la République qui saute partout,
Comme un mouton qui chercherait sa toison d’or …
Un autre sur des échasses en pantalon rayé et coiffé d’un haut de forme …
Il est marrant c’ui-là, il a de trop grands pieds et des mains énormes,
- il veut attraper tout le monde !!
……….
Et tous tendant le bras pour gratter les nuages …
Ça ferait un super 14 juillet.

Ou alors m’installer sur un nuage - bien confortable, et contempler la Terre …
Avec tous les gens agités comme des fourmis ayant perdu leur fourmilière !!!

Bref, des idées bien saugrenues …
Comme courir autour de la Terre depuis le lever du Soleil pour, à l’arrivée, assister à son coucher !

Coucher du Soleil Levant

“Coucher du Soleil levant”
Huile sur toile L1000 X H810

Quand le spectacle est terminé,
Que vous croyez la salle vide,

C’est l’heure des Masques !

Retournez-vous …
Le théâtre est leur royaume,
Notre vie leur comédie.

Sans nous …
La scène s’emplit de rires, larmes, cris et singeries.
La dérision de nos passions nourrit leur vie.
La vie des pauvres humains que nous sommes,
Passée au crible de la poésie,
Donne sa pâture aux masques.

Fantômes de nos histoires,
Essences de nos âmes.
Pas besoin de programme,
Improvisation sans limite !
Nous fournissons le canevas.
Ils le transforment en comédie,
Leurres, fantasmes et railleries.

Sans nous …
La salle revit et applaudit.

Quand vous croyez la salle vide,
Retournez-vous …
C’est l’heure des Masques !

Place aux Masques

“Place aux Masques !”
Huile sur toile L730 X H1000

C’est ce dont tous nous rêvons.

Quand vient à expiration …
Le temps des répétitions.
Que le décor est notre espace,
Que nos costumes sont revêtus,

Quand il nous faut savoir.

Pour nous les Masques ,
C’est Le Moment …
Le trac prend le dessus.
Le personnage prend notre place …
… Et notre esprit !

Quand notre cœur s’emballe …
Derrière le rideau, les plus hardis,
Guettent la salle.
Sont-il nombreux au rendez-vous ?

C’est le Grand Soir.

Finies les spéculations.
Il n’y aura pas de subterfuge.
Comédien ajuste tes basques !

Le Temps s’est suspendu …
C’est Maintenant …

Un, Deux, Trois Coups
Le public est le seul Juge.

plaquette2.JPG

Quand le spectacle se termine …
Vient le Silence …
Puis les Applaudissements …
- enfin si on vous a plu ?!

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“Le Salut”
Pastel gras
Format A3 présenté sous-verre

C’est le Cirque le Plus Grand du Monde !!!!
Et moi … Je suis toute petite.
Vraiment petite - Ne riez pas j’ai 4 ans.

Bien installée entre ma mère et mon grand-père.

Trois pistes, trois spectacles simultanés !!
Acrobates, trapézistes, lions et tigres, jongleurs …
Ils sont tous là réunis avec les clowns - géants et nains,
Dresseurs de chiens, singes et magiciens …

Mes yeux ne sont pas assez grands.

Otaries jongleurs et musiciens !?!
Cornacs et éléphants - ils sont énormes quand ils me saluent !!!!
Écuyères et voltigeurs,
Chevaux danseurs !!!

La musique - un grand orchestre !
Rires et cris d’effrois se mêlent.
- Cris d’effrayances serait plus juste,
les acteurs s’amusent à nous faire peur.

Nous c’est le Public.
Imaginez ce monde autour de trois pistes géantes :
Cœur battant au son des tambours,
Respirant avec les trompettes,
Reprenant son souffle après le triple saut,
Applaudissant à tout rompre.

Et les lumières de toutes les couleurs
- elles volent dans tous les sens..
Les costumes rutilants,
Les masques rieurs ou effrayeurs.

Mes yeux ne sont pas assez grands.
Mes oreilles et mon nez non plus …
Je n’oublierais jamais l’odeur du cirque,
Ma première barbe à papa !

Tous ces gens fascinés comme je le suis
Rythmant des mains et des pieds la marche triomphale des Rois Mages,
Le chœur des Petits Chanteurs à la Croix de Bois.
Mon corps et le chapiteau en tremblent encore.

C’est mon premier spectacle de cirque …
J’ai des étoiles pleins les yeux.

C’était le Plus Grand Cirque du Monde !!!!
Et moi … J’étais toute petite.
Vraiment petite - Ne riez pas j’avais 4 ans.

morceaux-de-cirque-2.jpg

Morceaux de Cirque N°2
Huile sur toile 460 X 610

Grand-Père aujourd’hui tu aurais 106 ans !


Qui – tirant leur voiture à bras -
Venaient donner la comédie sur le parvis de St Germain ?

Souvenez-vous …
Ils descendent la rue St Jacques,
Traversent St Michel,
Passent derrière l’Odéon
- rêvant qu’un jour ils y joueront.
Rejoignent le boulevard à hauteur du marché,
Arrivés devant l’église ils déploient le décor.
Et là, sans autre choix que de vous plaire,
ils jouent Molière et Rabelais.

Souvenez-vous …
Moi j’en étais.

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Du temps que j’étais comédienne et que vous nous applaudissiez !

Le village est réuni
Mariage, naissance,
Enfance que l’on quitte,
Ou Sage que l’on pleure,
Récolte en abondance,
Pluie que l’on appelle,
Peu importe le prétexte,
Ce soir l’Univers fait la fête.

Ce soir la Lune mène la danse !

Le son du clair de Lune

“Le son du clair de Lune”
Huile sur toile L64 X H92

Ce qui me fascine c’est l’écran géant.
Plus il est grand mieux je me sens.
Au cinéma …
Je vais tout voir.
Mais pas n’importe quoi !!!

Un jour sans le vouloir j’ai même réalisé un fantasme :
Un matin, la première séance.
Je suis seule dans la salle et le film rien que pour moi …
J’en suis encore toute étonnée.

C’est génial, j’ai adoré.

Du dernier rang juste au milieu…
Je suis emportée dans l’univers face à moi.
Je respire au rythme de la pellicule.

Ces sols que je ne foulerai pas …
Ces voyages que je ne ferai pas …
Ces gens que je ne rencontrerai pas …
Tous … Le temps du film, je les ressens.
Je vis avec, je les apprends.

Le temps et l’espace ne sont plus un obstacle.

À la fin du générique je reprends mon souffle …
Et doucement conscience de ce qui m’entoure.
Je réalise que tout ça c’est du cinéma.
Enfin pas toujours, ça dépend du réalisateur !!!

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“Le bal du faiseur d’arc en ciel”
huile sur toile L100 X H73

Un soir, c’était il y a quelques milliers d’années,
Un homme revêt une peau de bête et une hure.
Il empoigne sa hache, son arc et quelques flèches.
Et devant ses compagnons et les familles,
Tous assemblés autour du feu,
- bien à l’abri au fond de la grotte.
À grands gestes et à grands cris, il joue la chasse.
– celle d’aujourd’hui, celle de demain.
Entraînés par sa fougue, ses compagnons le rejoignent.

Ce soir, le Spectacle est Né !

Et dans l’élan de joie,
Les enfants et les femmes tapent dans leurs mains,
Saisissent des os et frappent sur des morceaux de bois.

C’est la naissance de sa jumelle :
La Musique !!

Croyez-vous que l’histoire s’arrête là ?
Nullement !
Tandis que les hommes jouent,
Une femme trempe son doigt dans la terre ocre et dessine la scène sur la paroi.

Un triplé vient de rejoindre son frère et sa sœur,
Le Graphisme !!!

Souvenez-vous …
Ce soir là les étoiles dansaient.
Elles fêtaient la naissance multiple du spectacle vivant, de la musique et de l’image.

Post scriptum :
Si vous me demandez à propos du peindre :
Pourquoi une femme ?
Simple ! Sur les fresques les hommes chassent.
Pourquoi ne seraient-ce pas les femmes qui peignent ?

Je glisse doucement vers la piste, suivant la pente douce de la rampe d’accès …

Le silence emplit le chapiteau …
Un silence lourd, attentif.

Je sens mes muscles dorsaux et pectoraux tendus, efficaces, à chaque glissement mon corps vibre, mes biceps et triceps sont forts, souples et solides … Des mois et des mois d’entraînement en ont changé chaque fibre en acier.

J’atteins la piste le silence est de plus en plus lourd …

Je gonfle lentement mes poumons .. Bien profondément, mon diaphragme s’abaisse, je bloque … L’air pénètre mon corps. Mes côtes s’élargissent, mes omoplates remontent, pas trop, - tout le corps doit s’imprégner - et se stabilisent … Je souffle jusqu’à me vider et je recommence lentement profondément …
Je tends un bras vers l’échelle qui va me permettre de me hisser au faîte du chapiteau.
Un bras après l’autre doucement, chaque mouvement possède sa propre respiration.
J’attrape un échelon puis l’autre et je me hisse vers les étoiles.
Mon sang dans mes oreilles bat au rythme de mon ascension.
Aspiration  - bras – échelon … Le sommet se rapproche …
Lentement, pour ne pas m’essouffler …

J’ai vu faire tant de fois ces gestes que mon âme en est imprégnée.
Plus besoin de répétition …
Pour la première fois je vais me lancer.
Et le public va m’acclamer.

Pour l’instant c’est le silence à peine effleuré par le roulement du tambour …
Mais peut-être n’est-ce que le battement de mon sang dans les oreilles.

Je suis très haut, encore quelques échelons et je serais sur la plate-forme et j’atteindrais le trapèze …
Bientôt je vais voler, comme un oiseau vers le soleil !

J’en ai rêvé tant de fois … Tant de fois je me suis imaginée volant dans la lumière des projecteurs …
Le souffle du public suspendu à mon vol, à mes sauts de trapèze en trapèze …
Périlleux en avant, périlleux en arrière …
Moi en apesanteur comme un papillon de fleurs en fleurs …
Les projecteurs vont suivre mon vol !

Enfin la plate-forme, je me redresse, mes bras me hissent dans un dernier effort.
J’agrippe le trapèze, je le détache …
Et je me lance …
Je vole …
En avant … En arrière … Je me balance dans les airs …
Je lâche le premier trapèze pour agripper celui qui vient vers moi et je me transforme en feuille qui s’échappe de l’arbre …
Je vole !!!!

juste-voler-1.jpg

« Par ici m’sieur l’agent,
Le fauteuil là sous l’échelle …
Les roues tournent encore …
J’ai avancé et j’lai vu là, …
Au milieu de la piste …
Regardant le haut du chapiteau …
Elle sourit … »

“Juste voler n”1″
huile sur toile L38 x H55