Suffit ! Stop ! Fini !
Y’en a marre ! Arrêtez de me prendre la tête !

!!!!!!!!
Il est temps que nous nous expliquions
- entre quat’syeux - !!!
D’abord,
- Et soyez certain que je ne céderai pas -
Vous ne sortirez pas nu !!!!
Non mais où vous croyez-vous ?
À la plage peut-être ?!
Puis Non !
Je ne marcherai pas sur les mains.
- Faîtes-vous la cuisine ?!? -
Si vous croyez malin
- pour que je pense à vous -
d’enfler au point de faire peur à vos chaussures ?
Si vous croyez sensé
de rougir, de fourmiller, de cramper …
- j’en passe et des plus douloureux ! -
Jusqu’à ce que je n’ai plus qu’envie de vous déshabiller !
Vous délirez !!!
Pour qui vous prenez-vous ?
Que je sache, quand il s’agit de vous chausser je vous consulte.
Convenez-en :
Je ne suis jamais entrée chez un bottier sans que vous soyez du voyage ?!
Souvenez-vous :
Lorsque vient le temps de vous vêtir,
Le rituel est immuable.
Nous faisons ensemble le “lèche vitrine”
Mes yeux disent “Tiens ce modèle nous plaît bien !”
Immédiatement je vous transmets l’information.
Nous entrons ensemble dans la boutique …
Je demande la taille qui vous convient.
- vous admettrez que 35 n’est pas des plus courant.
Je vérifie que c’est tout cuir (dedans, dessus, dessous)
- vous l’exigez et jamais je n’ai négligé votre bien être -
Ensuite vous essayez, vous marchez,
- vous paradez même, fiers que vous êtes de votre petite taille et de votre finesse.
Vous profitez de mes yeux pour vérifier votre allure.
- On vous présente plusieurs modèles !!! -
Vous vous glissez dedans comme mes mains dans leurs gants.
Enfin, avec votre accord, j’achète ce que Vous avez choisi.
Alors que ce passe-t-il ?
Pourquoi cette rébellion ?
Jusqu’à présent entre vous et moi tout allait bien.
Je n’ai nullement changé mes habitudes.
Je vous dorlote,
Vous lisse,
Vous crème,
Vous oins,
Je coupe vos ongles et les lime avec délicatesse.
L’été je vous aère,
Dès qu’il fait froid je vous protège.
Allons, exprimez-vous …
Je marche beaucoup …
Cela vous plaisait hier,
- vous n’allez pas soudain jouer les casaniers ?!?
Pourquoi depuis quelques jours vous me brûlez dès le premier kilomètre ?
Comment ? … Piétiner !!!
Les files d’attente vous insupportent …
J’en suis marrie.
…
Non, je ne puis promener une chaise !?!
(D’ailleurs mon dos en refuserait la charge).
- N’oubliez pas que si vous êtes deux parts de mon corps
Je dois, moi, tenir compte de toutes ses composantes.
Nous sommes une et indivisible. -
…
Vous devez me porter ?! …
Quel scoop !!!
Et cela vous fatigue …
Et moi je vous ménage, pas un gramme superflu !
Vous portiez hier tout autant qu’aujourd’hui.
Les surcharges !?!
Il faut bien faire des achats pour nous nourrir.
Convenez-en,
Vous n’avez aucun argument pour justifier votre attitude.
Cessez vos jérémiades.
Je ne peux vous laisser à la maison quand je sors.
Hé hé !!!
Pardonnez-moi de rire mais imaginez la tête des voisins :
“- Qu’avez-vous fait de vos pieds ?
- Heu ! … Nous nous sommes séparés pour incompatibilité !”
Pourquoi ne pas divorcer au point où nous en sommes ?!
Vous êtes ridicules !
Cette querelle douloureuse est épuisante !!
S’il vous plaît mes pieds,
Avec tout mon respect,
Arrêtez de me prendre la tête !!!!


Bulletins (RSS)